LogoSettat une ville en pleine expansion

 

Architecture et urbanisme
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Les indices tangibles d'une agglomération urbaine qui serait à l'origine de la fondation de Settat en tant que ville apparaîtront avec l'édification de la Kasbah Ismaïlia au XVIle siècle par le Sultan Alaouite Moulay Ismaïl (1672 - 1727).

A la fin du XIXE siècle, avec la pénétration européenne dans le pays et surtout française au début du Xième, Settat allait connaître un essor urbanistique considérable marqué par l'exode rural et le développement du commerce entre négociants européens et paysans locaux faisant ainsi de Settat un lieu de collecte des produits ruraux.

Ce nouveau « dynamisme » socioéconomique allait permettre à la ville d'asseoir tôt les bases d'une infrastructure appropriée : marché central quotidiennement animé (Souika), souk hebdomadaire spécialisé dans le commerce de bétail, foundouks (hôtels), entrepôts, etc.

A la fin du protectorat, Settat se présentait comme une ville où prédominaient les bidonvilles et les constructions précaires suite à de forts mouvements d'émigration des campagnes avoisinantes, déclenchés surtout par l'insécurité qui régna à l'époque coloniale. Les transformations spatiales qui ont lieu à cette époque s'étaient essentiellement traduites par le renforcement du centre ville comme principal espace administratif et économique.

Opération de construction qui s'est effectuée autour de la Kasbah et qui s'est poursuivie sous la colonisation par l'édification du Quartier Européen aménagé autour de l'ex « Place de France » s'est accompagnée d'un rejet progressif des constructions légères (chaumières et baraques) vers la périphérie. Settat continuait ainsi à concentrer l'essentiel de ses activités au centre ville encombré par la prolifération désordonnée des commerces liés à la route et implantés autour de la traversée principale reliant Casablanca à Marrakech.

Un effort considérable a été depuis lors fourni en vue de restructurer totalement la ville et lui donner tout l'éclat urbanistique et architectural qui en font aujourd'hui l'une des villes modèles du Royaume en matière d'urbanisme. Cela a commencé surtout dès les années 70 avec la création de la Province de Settat dont le nouveau siège allait constituer le noyau du quartier administratif de la ville.

Cela déclenchera par la suite une intense activité du bâtiment et des travaux publics donnant lieu à de beaux édifices et à de spacieux sièges administratifs des différents services provinciaux.

Ce processus de décentralisation ardemment préconisé par Sa Majesté Le Roi Hassan Il en vue de rapprocher l'administration des administrés et de gérer de près les affaires locales, allait permettre à la ville de Settat de se dégager de l'emprise de la grande métropole Casablanca et de confirmer par là sa propre identité en tant que chef-lieu de la province.

Les années 80 furent le début d'une qui allait permettre entre autres le recasement total des bidonvilles, la création d'une zone industrielle, la restructuration du centre ville et de la traversée, l'édification d'un centre universitaire, la construction d'un complexe sportif, etc. Le tout suivant un Schéma Directeur d'Aménagement Urbain (S.D.A.U.) soigneusement conçu pour une ville de l'an 2005 . Settat passe en effet pour une ville pilote dans l'application rigoureuse du S.D.A.U.

Déjà en 1955, a été établi le premier « plan de zonage » de la ville englobant 450 ha du périmètre municipal, et Settat compte parmi les premières municipalités du Royaume (mai 1915).

En 1959, un nouveau « plan de zonage » a été établi sur un périmètre urbain de 1.120 ha qui subit plusieurs modifications : édification de la Grande Mosquée « AI Massira » à la place du souk hebdomadaire déplacé vers le Sud à l'intersection des routes de Marrakech et de Guisser, construction du marché de gros et des nouveaux abattoirs, apparition des premiers lotissements collectifs (Pam - Mabrouka) et d'un quartier de villas (Guenanet). D'autres lotissements allaient suivre surtout à l'Ouest (Kassam - Farah) et à l'Est (El Kheir ... ) toujours conformément au Schéma Directeur de la ville conçu en 1985 et qui préconise l'expansion de la ville suivant la tendance naturelle d'occupation des sols observée tout au long de l'histoire urbanistique de la ville. Une occupation progressive des collines latérales de la cuvette de la rivière Oued Soumoussa qui traverse la ville et l'encouragement de la création de projets de lotissements pour habitat sur la hauteur des collines avoisinantes à l'Est comme à l'Ouest tout en conservant la partie Nord aux sièges administratifs et sportifs alors que la partie Sud, elle, verra l'implantation d'unités industrielles vu sa proximité des axes routiers et des voies ferrées.

Parallèlement à ce travail de planification et de gestion de l'espace urbanistique de la ville, un concours d'idées architecturales ouvert à tous les architectes marocains et étrangers a été lancé au milieu des années 80 en vue de réaménager le centre ville et la traversée.

Ce concours auquel avaient participé aussi des Maîtres Architectes de renommée internationale, a été marqué par la grande diversité et la qualité des propositions avancées, Cela a engendré par la suite l'aménagement de la grande traversée de Settat étalée sur deux grands boulevards totalement refaits.

La demande de lots pour y bâtir des immeubles s'est accrue au fil des réalisations qui se sont faites suivant des prescriptions architecturales rigoureusement suivies par les services techniques locaux.

Cela a donné lieu à un ordonnancement architectural homoqène, spacieux et diversifié qui' a progressivement rendu la ville de Settat plus coquette.

Mais auparavan , il a fallu démolir toutes les constructions vétustes désorganisées qui encombraient le centre ville afin de dégager les façades de la prestigieuse Kasbah et de rendre possible la restructuration du centre suivant la conception architecturale choisie. On comprend dès lors l'importance de l'adhésion de la population à de tels projets car il s'agissait en fait d'une première expérience dans notre pays qui consistait à instaurer une certaine

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